Biographie
Version Selection: English French Portuguese Condensed
Après avoir obtenu très tôt deux premiers prix de violon et de musique de chambre au C.N.S.M. de Paris, Bernard Zinck sent le besoin d'approfondir sa réflexion musicale. Grâce au soutien de la Fondation Fulbright, il entre à la Juilliard School of Music de New York. La vision humaniste de cette école, où tous les arts se côtoient et s'enrichissent mutuellement, correspond à sa propre quête. Le métissage des cultures, la dynamique créatrice de Manhattan représentent un environnement favorable à son épanouissement. Sa décision est prise: les Etats-Unis deviendront sa patrie d'adoption.Sa solide formation académique parachevée par un doctorat brillamment obtenu à l’Université Temple de Philadelphie lui permet d’enchaîner les postes de chef du Département des Cordes aux universités du Nouveau-Mexique et de Wisconsin– Milwaukee. Il enseigne également dans la Merit School of Music de Chicago. Sa thèse de doctorat sur Saint-George et sa technique violonistique fait de lui un spécialiste de l’École Française de Violon du XVIIIème siècle.
Par ailleurs, le prix 1992 de la Fondation Menuhin l'introduit sur la scène musicale. Soliste et musicien de chambre, il joue dans les salles parisiennes comme le Châtelet et l’Athénée, dans des festivals comme la Grange de Meslay ou Radio-France Montpellier, est invité par les Orchestres Nationaux de Hongrie, de Bohême, de Roumanie, l’Orchestre National de la Garde Républicaine, l'Orchestre Symphonique du Nouveau-Mexique, les orchestres de Porto Alegre, Unisinos, Caxias et Camargo Guarnieri au Brésil. Reconnu par la presse internationale comme l'interprète idéal de la musique impressionniste après son enregistrement très remarqué de l'intégrale pour violon-piano de Szymanowski, il refuse néanmoins toute spécialisation et aborde avec un égal bonheur tous les répertoires de Bach à Barber, troquant allégrement son Jean-Baptiste Rogeri de 1690 pour un violon baroque.
Si Bernard Zinck s'est fait applaudir sur des scènes prestigieuses comme le Carnegie Recital Hall de New York, le Centre Culturel de Chicago, l'Oji Hall de Tokyo, l'Académie Franz Liszt de Budapest ou le Mozarteum de Salzbourg, il se rend également dans des pays éloignés des feux de la rampe: la Corée, le Brésil ou le Mexique par exemple. A Séoul, Chihuahua ou à Porto Alegre, la ferveur du public fait de chaque concert un moment de grâce, une expérience spirituelle.
Résidant près de Chicago, Bernard Zinck se produit régulièrement dans les nombreuses salles de concert de cette ville (la cathédrale Saint-James, Columbia College, le Centre Culturel, le Studio One de WFMT, l’Auditorium de l’Alliance Française).
Bernard Zinck ne cherche ni à démontrer gratuitement son éblouissante virtuosité, ni à épancher complaisamment sa sensibilité. "Authenticité", "justesse impeccable hors du commun", ces qualités majeures relevées par le Strad Magazine ou la presse de Santa Fé vont de pair avec une sonorité ronde et chaude – Pierre Petit parlait de "violon solaire" - des aigus d'une pureté bouleversante, des graves poignants comme un alto. Subtil, élégant, son jeu n'en est pas moins chatoyant, passant du lyrisme le plus fougueux à la rêverie quasi méditative, la confidence la plus intime.
L'objectif de partage, inlassablement poursuivi par Yehudi Menuhin, inspire l'action pédagogique de Bernard Zinck, particulièrement ses Master Classes en Europe, en Amérique Latine, en Asie, de même que le projet de porter la musique dans les maisons de retraite de Milwaukee. Les étudiants peuvent ainsi développer leur potentiel artistique et humain.
Dans la lignée de ses maîtres, Gérard Poulet, Maïa Glezarova, Joseph Fuchs, Bernard Zinck a su trouver l'accord parfait entre sa carrière de concertiste et son métier de pédagogue: Il peut ainsi vivre son art pleinement, passionnément.